05.08.2008
Friche Laiterie 012
Nouvelle réunion de la commission artistique.
Si je vous dis qu'on rediscute pendant une heure et demie des intermittents qui travaillent pour l'éducation nationale, vous y croyez ?
Avec Catherine, Philippe et Ahmed nous parvenons à tenir in extremis l'ordre du jour en énumérant les critères des projets fédérateurs.
La bonne volonté de Pascale, Sonia et Denis, le soutien posé d'Ismaël nous aident à avancer concrètement.
Du coup, la réunion se passe bien mieux que la dernière fois. Nous avançons. Les échanges se déroulent plus sereinement. Il est décidé de travailler sur une simulation concrète lors de la prochaine réunion (prévue le 19 août)
Nous nous retrouvons avec Galaad et Denis sur la terrasse de l'Atlantico, Sonia qui est très en forme nous emboîte le pas. On s'est bien marré, on discute paternité, patriarcat, performance, underground US puis Friche Laiterie, on se traite de truites et de construites et on enchaîne les pressions jusqu'à la fermeture.
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01.08.2008
Nous reportons
J'appelle Patrick et il m'annonce qu'il repart plus tôt que prévu à Paris.
Le repas que nous avions prévu est donc reporté à la rentrée.
Difficile de patienter après notre récente discussion qui s'était avérée si emballante !
21:56 Publié dans presque en direct | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.07.2008
Friche Laiterie 011
Nouvelle réunion de la commission artistique.
Je n'ai rien à en dire de précis si ce n'est que j'en ressors avec un fort pessimisme.
Humainement, la réunion se déroule avec âpreté. De vieilles rancoeurs émergent.
Bref, nous peinons une fois de plus à avancer.
Ahmed et Jean-Michel amènent les discussions vers l'action scolaire.
Je n'avais jusqu'à présent pas saisi à quel point ils s'en préoccupent.
Je redoute une sorte de gouffre artistique. Je veux dire par là, un vide inquiétant qui condamne à fonder la démarche en fonction de ses aboutissants économiques. J'exprime cela sans hauteur. Mais je suis persuadé que c'est la première des choses contre laquelle il faut lutter. Manger (de) son art, c'est risquer de se dévorer soi-même.
Nous convenons de ne plus affubler les projets fédérateurs de l'épithète grand. Histoire de coller un peu plus à la réalité qui est la nôtre...
Pour la prochaine réunion, je propose à chacun de revenir sur ce que nous avons déjà défini ensemble. Qu'avons-nous construit ensemble jusqu'à présent ? Se poser cette question pour sortir de la confusion.
Chacun s'engage à établir la liste des critères qui lui semblent constitutifs des projets fédérateurs.
Rendez-vous le 5 août.
21:55 Publié dans Friche Laiterie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.07.2008
Quand je me penche de ce côté...
Début du travail sur G. Büchner.
16:05 Publié dans sinon, quoi d'autre ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.07.2008
Une première discussion avec Patrick
13 heures, je me glisse dans la salle T06 de la Fabrique de Théâtre où Dominique répète avec l'aide de Patrick.
Olivier, le musicien avec lequel ils travaillent n'est pas encore arrivé.
Les retrouvailles avec Patrick sont extrêmement agréables.
A l'issue de la répétition qui se termine avec intensité, nous allons manger indien.
Nous évoquons la situation des compagnies locales, la difficulté à faire émerger un geste artistique ambitieux qui englobe le plus grand nombre d'entre nous.
La discussion s'avère vite très prenante.
Nous convenons de nous rappeler durant le week-end.
17:51 Publié dans presque en direct | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.07.2008
Friche Laiterie 010
Deuxième réunion de la commission artistique.
D'emblée, la tension est palpable.
Laurent est finalement venu, malgré son pessimisme sur ce mode de fonctionnement. Il exprime très clairement son désaccord avec l'aspect collectif. je n'apprécie guère la façon dont on lui répond. Marjorie et Galaad sont là également.
J'arrive quand même à faire comprendre la nécessité de rester ouvert aux artistes qui ne font pas partie de l'association gérant la Friche Laiterie. Je suis quand même contraint de multiplier les exemples, jusqu'à l'absurde, en passant de la samba au VJing, des installations au spoken word, pour faire comprendre que nous ne suffirons pas à faire vivre un lieu.
Pascale a beau tenter de me remotiver, je sens la trouille qui, autour de la table, empêche de décoller. Denis et Delphine essaient de pousser tout le monde dans le vif du sujet. Refus. Blocage. Ismael, grâce à quelques questions a priori très innocentes permet de faire avancer les choses. Pas évident.
Cette fois-ci, c'est le mal de crâne monumental (ça ne m'arrive pas souvent).
Marjorie et Galaad me déposent.
Dans la voiture nous discutons haptonomie et naissance.
Heureux de conclure comme ça.
Lorsque j'arrive chez moi, tout le monde dort profondément.
Impossible, malgré l'heure tardive, de me coucher.
Je déconnecte en me regardant un film d'horreur de plus.
23:31 Publié dans Friche Laiterie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.07.2008
Nécessaire
Je ne sais pas ce qui se passe, mais j'entre dans une période durant laquelle je ne lis que du Guénoun et ne regarde que des films d'horreur.
01:19 Publié dans sinon, quoi d'autre ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.07.2008
Friche Laiterie 009
Première réunion de la commission artistique nouvelle formule telle qu'initiée par l'assemblée générale du 16 juin 2008.
Nous sommes une petite quinzaine. Sont notamment présents : Ahmed, Luc, Philippe, Pascale S, Denis, le staff de Dinoponera.
Jean-Michel lance le débat : comment définir un projet fédérateur ?
Très vite, la parole circule mais on se surprend à tourner autour du pot en prenant des pincettes. Car ici, sont réunis - presque - uniquement des porteurs de projets, voire des entrepreneurs de spectacle. Nous apprenons à ne pas être des concurrents les uns pour les autres, à nous faire confiance.
Tout le monde y met de la bonne volonté, c'est assez fatiguant malgré tout car le vocabulaire des uns réveillent les références des autres et il faut aussi parvenir à se comprendre.
On invente une méthode commune, en même temps.
Définir ce qui nous fédère.
Tout le monde espère secrètement que le compte-rendu de Catherine permettra de faire le jour sur tout ce qui a été dit et énoncé.
Je sors de là, Denis me parachute sur la terrasse d'un bar tenu par un de ses potes ; je m'enfile direct une pression et un incroyable cocktail avec de la liqueur d'amande dedans. Ah oui, je discute avec un coiffeur nietzschéen, un pur bonheur. Une chose est sûre : ce n'est pas lui le Dernier Homme dont voulait me parler Pascale à l'issue de la réunion.
Et je rentre à pieds, ça me fait du bien.
23:55 Publié dans Friche Laiterie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : friche laiterie
01.07.2008
Les DNA en parlent (sans enthousiasme)
17:42 Publié dans FMDE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pérec
29.06.2008
Comme chez soi
Denis poursuit inlassablement le déroulé de questions.
Un document-bloc.
Cinq cents pages.
Les candidats à cet étrange dialogue se succèdent sans discontinuer.
Ce qui frappe, c'est l'étonnante sincérité dont ils font preuve.
Denis les accueille simplement. Peu à peu, il fait sereinement autorité dans ce lieu.
Son empathie, la curiosité naturelle qui est la sienne permettent l'apparition d'un espace intime, au fil des heures.
Qui es tu, toi ? glisse-t-il derrière chaque question.
Or, les gens viennent dire qui ils sont, justement.
En entrant, ils se positionnent publiquement pour définir publiquement leur qui je suis, moi .
Paradoxalement, le fait d'être écouté (par celui qui pose les questions) et entendu (par le reste du public) aide à cette définition alors que l'on pouvait s'attendre au contraire à ce que la publicité des réponses génère une crispation, une timidité.
Ce que je constate avec étonnement, c'est que lorsqu'on se glisse entre les armoires, on se sent très vite comme chez soi.

Nous finissons un peu avant trois heures du matin.
Dans une certaine plénitude.
04:00 Publié dans FMDE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pérec
28.06.2008
Le Grand Judas : mise en oeuvre
22:14 Publié dans FMDE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pérec
Les 3/8 poétiques débutent
14h41, La Friche Laiterie Mode d'Emploi ouvre ses portes au public.
Danse, pseudo visites d'appartement, déclamations oulipiennes, massages multi sensoriels, projections vidéo, improvisations sonores et installations théâtrales permettent aux spectateurs de déambuler dans tout le bâtiment.
Le Grand Judas débute à 17 heures.
Nous partageons la salle des Colonnes avec Le Bruit que ça Coûte et EEcho, une jeune compagnie de danse.
Je fais en sorte d'être aussi bon voisin que possible.
A 17 heures, nous ne sommes pas prêts.
Les essais son se sont avérés problématiques à cause d'un crachotement dans l'une des enceintes.
Prise de tête.
Je sens Denis tendu comme un arc.
Le public arrive par petites vagues successives.
Circonspects, les gens tournent très sagement autour du dispositif, certains jettent un oeil au judas.
Pour l'instant, très peu de personnes vont jusqu'à pousser la porte pour voir ce que l'on trouve au delà de cette imposante enceinte d'armoires.
17:37 Publié dans FMDE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pérec
Judas : fixé
Pierre-Paul arrive à 9h20, avec les dix minutes d'avance qui caractérisent son efficacité habituelle.
En même pas dix minutes, il installe le judas-écran dans le dos de l'une des grandes armoires installées latéralement.
Parfaitement centré.
Parfaitement fixé.
Avec son plastique blanc pvc, il se distingue de loin et attire l'oeil efficacement.
Il ne me reste plus que la régie son à installer et nous pourrons démarrer.
10:50 Publié dans FMDE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pérec
27.06.2008
Déménagement
Rendez-vous à 14h30 à la Friche Laiterie, avec Denis.
Après nous avoir confié les clefs du monte-charge, Jean-Xavier nous donne accès au local de rangement de la Fabrique. Les onze armoires en bois sont toujours là, n'attendant que nous. Nous les descendons toutes, deux à deux, dans la salle des Colonnes.
A 17 heures, elles sont toutes posées en vrac.
Nous sommes en sueur. Reste à les agencer.
Deux heures plus tard, nous arrivons à les disposer de manière intéressantes.
Après la pause repas, Catherine arrive à la Friche Laiterie et m'aide à positionner le dispositif entre les quatre colonnes qui l'enserrent. Nous posons l'éclairage, et effectivement, le Grand Judas commence à ressembler à ce que j'avais en tête. Bien sûr, juste avant de partir, Catherine me suggère de redéplacer l'ensemble des armoires de dix centimètres et, bien sûr, le compas qu'elle a dans l'oeil lui donne raison. Dix centimètres. Mais dix centimètres qui changent toute la perception que l'on peut avoir de ce bloc d'armoires.
Le paillasson Bienvenue est posé à l'entrée du dispositif.


23:44 Publié dans FMDE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pérec
Questionnaire : finalisation
Je m'attèle maintenant à mettre en page le document suivant notamment les conseils de Solo.
Je dispose les innombrables interrogations figurant dans le questionnaire sur 500 pages (recto), de manière à ce qu'il s'étale ramette de papier.
J'essaye de me coucher tôt.
Je finis à peu après minuit.
Je transfère le tout sur la clef USB de Catherine qui ira, demain après-midi, faire imprimer le tout chez Eclair Reproduction pendant que j'installerai le dispositif avec Denis.
L'heure de vérité approche.
00:30 Publié dans FMDE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pérec
26.06.2008
Allo, Solo ?
Depuis plusieurs jours, je téléphone à Solo pour lever un peu la tête du guidon et discuter avec lui de la progression du questionnaire.
Il le lit, le parcourt et me donne plusieurs retours.
Comme déjà par le passé, son avis et ses conseils s'avèrent pertinents. Ultra pertinents.
L'oeil est affûté.
23:07 Publié dans FMDE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pérec
Questionnaire : tout reste à faire (mais ça avance)
Je termine le questionnaire.
Après pas mal d'inquiétude, je parviens à lui trouver une fin qui est aussi une issue.
261 pages.
En fait ce questionnaire, puisqu'il englobe tous les champs actifs, intérieurs et passés de l'existence humaine, pourrait être véritablement interminable.
Le compléter au fil du temps. De ma propre vie.
Diriez-vous que parmi vos activités, celle qui compte le plus consiste à :
◊ écrire des questions à longueur de journée
◊ rédiger des questionnaires qui partent dans tous les sens
◊ imaginer des interrogations interlopes pour mieux cerner les gens qui vous entourent
◊ poser sur le papier des questions si indiscrètes que personne ne voudra jamais y répondre
04:15 Publié dans FMDE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pérec
25.06.2008
Questionnaire : tout reste à faire (5)
J'atteins 232 pages durant la pause, entre midi et deux.
14:07 Publié dans FMDE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pérec
Questionnaire : tout reste à faire (4)
219 pages à cette heure.
Sur le conseil de Catherine, je vais me coucher
02:15 Publié dans FMDE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pérec
24.06.2008
Un centre
Ce qu'on peut croiser comme monde du milieu culturel aux Galeries Gourmandes de l'Esplanade !
C'est bien pratique.
20:53 Publié dans presque en direct | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note































