08.12.2009

S'occuper de qui m'est bonheur

Yvan n'a pas reçu ses documents.

L.W a rappelé avec enthousiasme.

Denis cherche à me joindre depuis dix jours.

Marjorie m'envoie des mails urgents.

Les dossiers attendent les sourcils froncés.

Impossible de travailler, de rappeler qui que ce soit, de lire, de tenter, d'imaginer. Je veux me tourner vers l'avenir, le seul qui m'est cher.

02.12.2009

EN COURS D'ACTUALISATION

30.11.2009

Être serein quant à l'Italie de 1959...

3344092657_c72481cf59.jpgOn m'a beaucoup parlé à l'issue des représentations de ces détails, qui brisent les évocations typiques du texte ou qui extirpent notre geste théâtral de son contexte d'époque. L'appareil photo numérique, le téléphone portable, un ou deux costumes... Ce texte a tout juste cinquante ans et en ce qui concerne mon approche de La Longue Route de sable, je n'ai pas senti que j'avais affaire à une photographie de l'après-guerre. Je veux dire par là que le regard ne se limite pas à à ce cadrage. Bien sûr, il y a l'Italie joyeuse et provocante de cette période qu'incarnent Cinecittà, les plages de l'Adriatique, cette petite trattoria unique où chacun a mangé un soir sans se souvenir du nom du village, la baie de Naples, et les chansons sirupeuses qui passaient dans les transistors. A mes yeux, il y surtout cette manière de s'approprier le typique et l'environnement, de favoriser l'éphémère en faisant semblant de croire à une spontanéité du vécu, d'exiger tout et tout de suite, puis cette façon de dévorer le littoral, tout cela dépasse l'aimable cliché nostalgique.


— S'il y a volonté de reconstitution, il y a immédiatement mensonge.

Ariane Mnouchkine.

26.11.2009

Y aller, y revenir

Je reviens de Colmar, en écoutant une cassette de Coltrane, je roule sans trop regarder la route, les yeux dissipés par une lumière d'automne enveloppante et tendre. J'observe les gens pressés qui me doublent, silhouettes en contre-jour sous le soleil filant plein ouest. Je passe par la nationale pour m'éterniser sur cette plaine qu'il ne faudrait parcourir qu'en fin d'après-midi. Je pense à Galaad, à Yvan. A Catherine. Une voiture de gendarmes, ils ont l'air assoupis. La terre des champs fraîchement retournée, des montagnes de choux, partout. L'Alsace qui me retient ?

 

J'ai pu passer du temps avec Guy-Pierre. J'ai l'impression que nous avions tous deux vraiment envie de ce moment. En ce qui me concerne, je ressentais aussi le besoin de prendre le temps d'échanger plus longuement avec celui qui m'avait, en confiance, accueilli dans son théâtre, en résidence de création pour La Longue Route de sable. Tout en parlant, nous déambulons dans Colmar, nous nous trouvons une table près du théâtre municipal. Nous laissons sa chance au Beaujolais nouveau — s'excusant presque, la patronne nous jure qu'elle est obligée d'en avoir. Nous évoquons bien sûr mon travail sur La Longue Route de sable ; ces retours sont pour moi une chance, je veux dire un apport. Plus tard, Guy-Pierre me parle avec conviction d'Ivan Dobchev et Margarita Mladenova. Au bout d'un long moment, le repas est fini, le café est pris, nous repartons vers la Comédie de l'Est en poursuivant la discussion. Nous prenons la première rue qui vient, là, je crois. On voit qu'il y a quelque chose de serein dans notre démarche.

Je me suis assis avec Rodolphe dans un bureau inondé de soleil. Nous devons encore régler plusieurs aspects comptables de la coproduction. Montage, exploitation, décor, hébergement, défraiement, HT/TTC, nous épluchons tout ce qui restait en suspens. Rodolphe est patient. Je contemple les photos de ses enfants apposées au mur. Ce soleil, vraiment...

03.11.2009

Le soir à Colmar - l'autre résidence

Ce soir aussi, nous fonçons au Poussin Vert, après les répétitions. C'est Yvan qui nous traîne là-bas. En trois jours à Colmar, il a déjà de solides repères. Denis, Laure et moi-même découvrons l'endroit, Yves y a déjà joué, il y a quelques années. Gilles, le patron, nous reçoit à chaque fois avec le sourire. Il nous ouvre sa réserve de sauciflard aux châtaignes, et on discute musique des 80's, on teste les sept sortes d'amer disséminées derrière le comptoir, on écoute les gens chanter.

Plusieurs fois par semaine, nous avons terminé nos soirées là-bas. Souvent, nous ne faisions que discuter de Pasolini. D'autres fois, il nous fallait surtout faire taire notre questionnement. Affalés sur les sièges pliants de la terrasse ou joyeusement agglutinés au comptoir, nous avions trouvé au Poussin Vert comme un second lieu de résidence.

30.10.2009

A la recherche de la lumière

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27.10.2009

Le Night 300 réagit idéalement

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La bonne longueur

Cette fois-ci, Bruno n'aura pas à installer le rideau à fils en grande salle.

Catherine coupera les 4-5 centimètres qui demeurent de trop en se fiant à la façon dont les fils tombent sur le night 300.

Nous observons rapidement qu'une découpe un tant soit peu irrégulière donne une meilleure tenue au tombé, les fils plus longs accrochant au sol retiennent ceux qui sont plus courts et donc libres. Cela donne une sensation d'épaisseur, de poids des fils qu'ils n'auraient pas autrement.

Je suis mal à l'aise, Catherine doit s'agenouiller et travailler la tête en bas en maintenant les bras en extension ; car même si personne ne le remarque, elle est extrêmement fatiguée. Je la guette du coin de l'oeil. Je suis content qu'elle soit là. Je vous avais dit qu'elle avait implicitement interdit à qui que ce soit de procéder à la découpe de ce maudit rideau à fil ?

Le rideau à fils est encore trop long

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24.10.2009

Une avancée importante

La première semaine de résidence s'achève, à la Comédie de l'Est. Les répétitions dans la lumière apaisante du Grenier B se sont idéalement déroulées. Nous avons la satisfaction d'avoir pu poser l'intégralité de la mise en scène, chacun connaît maintenant son parcours sur le plateau. Comédiens, musicien et metteur en scène ; tous les cinq, nous dessinons au fil des étapes balnéaires décrites par Pasolini un chemin qui me paraît déjà très cohérent. Pour la semaine qui vient, nous allons travailler dans la salle de théâtre où sera créée La Longue Route de sable. Avec accessoires, mobilier et éléments scénographiques. Tout va devenir plus concret. Plus prenant. Plus excitant. Plus jouissif, je le sens.

21.10.2009

Couper les fils de ce rideau...

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16.10.2009

Tirer-lâcher : concluant

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15.10.2009

Premiers essais avec les banderoles

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Antonin nous rejoint en salle de répétitions avec les banderoles qu'il a conçues pour ce que j'appelle le générique de La Longue Route de sable. Les premiers essais sont concluants. Catriona, Yvan, Denis et Yves font plusieurs tentatives pour les manipuler de manière fluide dans la joyeuse agitation que nous avons imaginée récemment. Le déploiement des toiles blanches et rouges font leur effet, sans prétention. Au bout de la quatrième fois, je constate que leur utilisation s'inscrit étonnamment dans les différentes séquences du générique. Yves et Antoine font une géniale proposition qui détourne ces imposantes banderoles de leur usage premier, tout en les raccordant à l'atmosphère estivale de la pièce. Maintenant que le bon fonctionnement et l'intérêt scénique de ces accessoires est vérifié, il ne reste plus qu'à y peindre le texte qui fera office de générique. Et là... les envies sont encore multiples.

09.10.2009

Répétitions, on se régale

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06.10.2009

Changement de cadre

danse5619.jpgNous quittons le Hall des Chars pour prendre nos quartiers à la Fabrique de théâtre. Nous posons nos affaires dans la salle de danse, beaucoup moins spartiate.
Je croise avec grand plaisir Jean-Xavier qui m'annonce — et c'est un soulagement — que quelqu'un à la Ville a finalement validé son remplacement. Un nouveau régisseur sera donc recruté. D'ici six mois. Un soulagement lorsqu'on sait que Jean-Xavier part à la retraite fin octobre...

03.10.2009

Témoin de quoi ?

106734687.jpgPour la troisième session des Assises de la Culture, on me demande d'intervenir comme témoin de l'atelier intitulé "produire, coproduire, accueillir". Je passe sur les détails, notamment sur le fait que ce sont les patrons des plus grosses structures qui se lamentent le plus sur les difficultés de la culture — ou, plus prosaïquement, sur leurs difficultés. Elles sont réelles, personne n'en doute dans la salle du Palais universitaire où nous sommes réunis. Mais j'ai du mal à sortir mes mouchoirs.
C'est Emmanuel Abela, rédac' chef du magazine Novo, qui anime l'atelier. Il parvient à faire circuler la parole assez efficacement, avec sérénité.
Je suis amené à décrire le mode d'autoproduction que je pratique depuis mes débuts. Ça ne parle pas à tout le monde. Les quelques responsables de compagnie de théâtre qui sont là demeurent silencieux. Ces échanges sont cependant l'occasion pour moi d'entendre quelle est la réalité vécue par les groupes de rock émergents de Strasbourg, par les auteurs de courts-métrages. Et ça m'apaise quelque peu d'entendre que eux aussi peinent à voir le sérieux et l'engagement de leur démarche reconnus.

J'écoute attentivement les propos lucides de Pierre Poudoulec, tête pensante de Komakino. Ou de Jérôme Vetter, qui dirige une formation symphonique amateur. Nous parlons longuement au lieu de piocher dans les montagnes de bretzels servies pour clore cette journée de réflexion.

29.09.2009

Installation au Hall des Chars

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16.09.2009

Les lumières de Laure

Grosse journée de travail avec Laure afin de traverser l'intégralité du texte de La Longue Route de Sable et de poser ensemble ce qui pourrait constituer l'éclairage du plateau, cerner les moments-clefs, souligner ou pas les bascules.

Nous débutons à 10 heures.
Café serré.
Nous écoutons certaines des plages sonores qui sont déjà définies, nous parlons longuement de ce que sera le générique de la pièce.
Pause de midi : sabre et riz à la sauce de petits-suisses, pèches.
Café serré.
Nous reprenons vers 14h.

Laure apporte une optique extrêmement intéressant sur l'utilisation et la présence de la toile peinte sur le plateau. Elle insuffle une dimension quasi baroque autour de cet objet qui ne doit pas être un monument sur le plateau mais bel et bien un paysage évoquant avec fragilité une tentative de théâtre que tout le monde sait périmé. L'optique qui en découle coïncide parfaitement avec la description que Pasolini fait de ce monde platement industriel qui en chasse un autre, délicat mais pompeusement traditionnel.

12.09.2009

Acheminer l'eau sur le plateau

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11.09.2009

Internet & réseau social

Ce blog connaît une fréquentation plutôt satisfaisante (516 pages vues en aôut 2009) mais il reste peu visible sur la toile - notamment parce que Google ne référence pas les URL de ce concurrent modeste qu'est Haut & Fort. Mariane a, voici quelques semaines, proposé de créer une page sur Facebook. La première étape est franchie : l'Orchestre Seconde a désormais un compte, préalable à la mise en ligne de ce que les friends de Facebook dénomment une "page".
Le blog continuera à être actualisé. Facebook permettra de créer des liens avec les personnes intéressées par le spectacle vivant.