14.11.2007

Hasta luego, Allende

Jean-François appelle et nous discutons d'Allende. Il m'annonce que pour lui, il n'est pas possible artistiquement de continuer de travailler sur ce projet. La discussion est tendue, mais nous parlons avec franchise.

Pour l'instant, j'enterre le projet.

18.10.2007

Lila pause

Cet après-midi, répétition pour Allende.
Au programme : enregistrement sur MD de la session pour avoir de quoi présenter le projet à la galerie Stimultania.

Jean-François arrive très à l'heure, comme toujours, et m'annonce qu'il n'a pas envie de répéter, qu'il n'a pas la tête à ça. J'apprends au passage qu'il ne croit pas à la possibilité de présenter cette micro-forme théâtrale ailleurs qu'à Strasbourg. Et il rentre chez lui.
C'est une profonde déception car notre répétition de la semaine dernière avait donné un réel élan au travail. Je ne comprends pas.
Le reste de l'après-midi, je bidouille un peu de son, je vais me balader et je mets au pieu.
Quelle journée...

12.10.2007

Enumeración, ascensión, excitación

Répétition ce matin.

Je suis en forme et Jean-François aussi.

Je lui propose de poursuivre en assumant beaucoup plus que nous ne l'avons fait jusqu'à présent l'aspect radiophonique du projet. Oui, ça semble évident pour un discours prononcé à la radio mais, bizarrement, nous ne l'avions pas encore totalement mis en oeuvre. Trop préoccupés (intimidés ?) par la figure d'Allende.

Je craignais que les références à l'émission de radio ne donnent un aspect didactique au travail. Grâce aux répétitions précédentes mettant l'accent sur des improvisations autour du texte, il n'en est rien.
Un duel exaltant entre la voix de Jean-François et les parasites radios que j'ai samplés s'est engagé à deux reprises.

Et, pour la première fois, basculer de l'impro au discours n'a pas posé de problème ; tout simplement parce que Jean-François ne s'est pas effacé derrière les mots d'Allende. Il a poursuivi ses improvisations, et, plus surprenant, il y a introduit - avec aisance - les réactions spontanées que lui suggère la diffusion des sons préparés.

18.09.2007

Allende : reprise du travail

Jean-François et moi avons repris les répétitions du projet Allende.
J'ai envie d'ouvrir cette courte forme théâtrale qui s'apparente de plus en plus à une pièce radiophonique sur un moment d'improvisation.

Tentative.

Jean-François propose des pistes extrêmement intéressantes, sur la base d'une tension et d'une agressivité qui conviennent bien au contexte dans lequel l'ultime discours d'Allende a été prononcé. Nous sélectionnons les éléments qui permettront de "faire arriver" le texte.

Facteur sous-estimé : l'espace du micro crée une dramaturgie.
Non pas seulement, comme nous l'avions noté lors de la première répétition, parce que le discours a été enregistré au micro de Radio Magallanes. Mais parce qu'il est la manifestation de l'impossibilité de ne pas user de la liberté d'expression. L'espace du micro amène la très forte sensation de cette volonté de parler publiquement.

31.05.2007

Bribes au micro

Jean-François et moi avons passé une bonne partie de l'après-midi à discuter mais, pendant une demi-heure, nous avons également essayé de confronter le discours d'Allende à tout une série de bidouilles sonores. Rien à redire : la voix de Jean-François passe très bien au micro. A la détermination du texte s'ajoute de façon très efficace l'extrême pondération du ton qu'il adopte. Le travail d'intervention sur le son m'a permis de saisir à quel point ce qu'un stage avec Hervé Diasnas m'avait fait entrevoir : le son n'est pas un simple élément décoratif ou émouvant, mais participe immédiatement à la construction d'une dramaturgie.

Ce que nous avons constaté, c'est qu'associé à des échantillons sonores inscrits dans la lenteur, le discours radiophonique d'Allende se libère de son statut de document historique. Au profit de son humanité.

18.05.2007

Radio Magallanes

Début du travail sur Allende, avec Jean-François aujourd'hui.
Je pousse les meubles "et je monte le son".
J'amène tout de suite Jean-François au micro.
Et il se jette à l'eau. Impressionnant.

Très rapidement, le discours de 1973 devient audible.
Pas uniquement à titre documentaire.
Mais véritablement dans ce qu'il a de plus simple ; il parle de la liberté.
Avec un message immense : tout acte de liberté porte en lui le germe de la liberté des générations futures

Notre difficulté n°1 est de ne pas singer l'ex-président du Chili.

Au bout d'une heure de travail, nous parvenons à éviter l'écueil mais nous sentons tous les deux que le risque est réel.

19.01.2007

Une eau minérale boulevard Leblois

Je reviens de la brasserie "L'Observatoire", où j'ai bu un Perrier avec Jean-François. Nous avons fait un peu le point sur nos emplois du temps. Un peu trop encombrés les prochaines semaines. Nous avons cependant prévu d'aller voir le spectacle de Rist à la Friche Laiterie, dans les jours à venir.

Nous avons aussi rediscuté du projet axé autour des discours marquants de l'histoire des Amériques. Jean-François se demande si c'est vraiment pertinent de limiter le périmètre aux deux continents américains. Je crois pour ma part que c'est bien de thématiser un minimum afin d'éviter d'embarquer le spectateur dans un maelstrom globalisant. Ceci dit, la question de Jean-François m'amène à me demander si le problème n'est pas davantage sur la période que sur la zone géographique et, donc, s'il faut se limiter au seul XXe siècle.

Pour l'instant, les personnalités au discours marquant que je retiens sont :

Allende
Malcolm X

Une chose semble en tout cas se dessiner au sujet de ce projet : il ne devrait pas être politiquement correct.

20.12.2006

Un demi place de Bordeaux

Après avoir vu le "Richard III" assez envoûtant des étudiants du groupe XXXVI, je suis allé boire une guiness avec Jean-François, au pub irlandais de la place de Bordeaux. Un bon moment. Nous discutons longuement du projet Allende et de la possibilité de le faire évoluer en une pièce plus conséquente qui réunirait différents discours marquants de l'histoire des Amériques. Jean-François est assez emballé.

Il m'apprend l'existence d'un lieu alternatif qui se nomme "Maquisart", du côté de Neudorf.
Connais pas. Suis curieux.