03.10.2009

Témoin de quoi ?

106734687.jpgPour la troisième session des Assises de la Culture, on me demande d'intervenir comme témoin de l'atelier intitulé "produire, coproduire, accueillir". Je passe sur les détails, notamment sur le fait que ce sont les patrons des plus grosses structures qui se lamentent le plus sur les difficultés de la culture — ou, plus prosaïquement, sur leurs difficultés. Elles sont réelles, personne n'en doute dans la salle du Palais universitaire où nous sommes réunis. Mais j'ai du mal à sortir mes mouchoirs.
C'est Emmanuel Abela, rédac' chef du magazine Novo, qui anime l'atelier. Il parvient à faire circuler la parole assez efficacement, avec sérénité.
Je suis amené à décrire le mode d'autoproduction que je pratique depuis mes débuts. Ça ne parle pas à tout le monde. Les quelques responsables de compagnie de théâtre qui sont là demeurent silencieux. Ces échanges sont cependant l'occasion pour moi d'entendre quelle est la réalité vécue par les groupes de rock émergents de Strasbourg, par les auteurs de courts-métrages. Et ça m'apaise quelque peu d'entendre que eux aussi peinent à voir le sérieux et l'engagement de leur démarche reconnus.

J'écoute attentivement les propos lucides de Pierre Poudoulec, tête pensante de Komakino. Ou de Jérôme Vetter, qui dirige une formation symphonique amateur. Nous parlons longuement au lieu de piocher dans les montagnes de bretzels servies pour clore cette journée de réflexion.

Écrire un commentaire