10.10.2008

Un croque-monsieur à la Taverne Française

Entre midi et deux je m'éclipse pour me rendre à la Taverne Française, avenue de la Marseillaise. Là, j'ai rendez-vous avec Beatriz. Nous discutons longuement de sa Médee qu'elle fait maintenant évoluer de façon plus conséquente sous une autre forme intitulée Rivages à l'abandon. Content de poursuivre avec elle sur la création sonore de cette thématique qui, visiblement, la passionne toujours autant.
Au passage, nous parlons un peu "administration". Je lui donne quelques infos sur la DUE, les charges sociales, les fiches de paye.

Bonne nouvelle, elle a réussi à faire programmer son Hansel & Gretel à Eschau. Date annoncée : 16 décembre.

16.06.2008

Répétition publique [Médée Materiau]

Beatriz avait prévu de longues date d'ouvrir au public les répétitions de sa Médée.
Ce lundi 16 juin, nous répétons à nouveau au sein de la Maison des Arts de Lingolsheim

Et nous invitons un groupe de collégiens à découvrir le travail en cours. Ils ont droit à d'intenses moments. Je me sens bien lorsque je lance mes samples, je produis du son en parvenant à dialoguer avec ce qu'Evelyne amène sur le plateau.

La seconde répétition publique, à 19h30, attire un public exclusivement composé d'adultes. Un vingtaine de personnes s'installent dans les gradins. Il y a Céline Bernard, la responsable du lieu. Mais aussi Laure, la régisseuse de FMDE. Moins de spontanéité, en ce qui me concerne, mais c'est l'occasion pour moi d'affiner ma maîtrise de Max/MSP.

12.06.2008

Le matériau des retrouvailles

10H30 : après avoir déposé L. chez sa nounou, je fonce à Lingolsheim.
Là, je reprends le travail entamé il y a un mois autour de Medea Material de Heiner Müller, avec Beatriz, Anne-Marie et Evelyne. Ça me fait du bien de me plonger dans autre chose. Dans un projet que je ne porte pas.
Evelyne me surprend de bout en bout. Malgré quelques hésitations, elle ne s'égare pas en chemin.

Elle est juste.
Elle est dissonante
Elle est belle.
Elle est laide.
Elle est mère
Elle est gamine
Elle est prude.
Elle est lubrique.

En découvrant où Beatriz en est avec sa Médée, j'essaie d'imaginer comment sonoriser cette performance.
Quelque chose de sourd.
Quelque chose qui se cache derrière la porte.
Quelque chose qui n'a pas le droit d'entrer.
Puisque les muscles d'Evelyne révèlent à peu près tout.

04.06.2008

Matériau sonore

Rapide coup de fil avec Béatriz pour évoquer les répétitions publiques de Médée qui auront lieu le lundi 16 juin à la Maison des Arts de Lingolsheim.

Questions sur la régie son dont dispose le lieu.
Apparemment, l'équipement est de qualité et très complet.

Pour le travail avec Beatriz, j'ai très envie de concentrer les ambiances sonores sur ce que je parviens à tirer de mon patch Max/MSP.
Un matériau compact fait de nappes qui varient très peu, ou en tout cas très progressivement. Presqu'imperceptiblement.

19.02.2008

Un plat du jour au Snack Michel

Repas avec Beatriz au Snack Michel.
Nous faisons le point sur la subvention que notre projet commun a obtenu de la Ville de Strasbourg.
Le budget est plus serré que prévu mais nous maintenons l'événement du mois d'octobre, en espérant pouvoir compléter par d'autres soutiens financiers qui viendront étayer nos finances.

De son côté, elle veut maintenir son projet de création sur la Medea Material de Heiner Müller.
Quant à moi, vu le budget qui sera le nôtre, je fais le choix de consolider le travail effectué avec Yvan et Sébastien à la Friche Laiterie en janvier dernier. Une lecture-performance qui resserre le travail sur ce que notre mise en espace avait généré de plus solide.

Beatriz me demande de m'occuper du son sur sa création. J'accepte bien volontiers.

Je rajoute que depuis que le Snack Michel est devenu totalement non fumeur, on y est mieux qu'avant.

08.02.2008

LMP

Accompagné de Solo, je me rends dans le XVIIIe arrondissement afin d'en savoir plus sur le Lavoir Moderne de Paris, un lieu de théâtre et d'exposition dont m'a récemment parlé Dominique.
C'est fermé. Pas de sonnette.
Je téléphone un peu comme ça, sur le conseil de Solo.
Contact très sympa avec Anne, l'administratrice, qui descend pour nous faire visiter les deux salles (installées dans l'ancien lavoir et l'ex-séchoir très lumineux se trouvant sous les toits).

Je lui parle de Herakles 5, il me semble que le côté militant et la programmation engagée du LMP pourrait idéalement accueillir la petite forme théâtrale qui a découlé de l'Impromptu de la Friche Laiterie. Anne, qui semble bien apprécier l'oeuvre de Heiner Müller m'invite à envoyer un dossier à Hervé Breuil.


Solo réalise quelques photographies du lieu et nous filons de très bonne humeur en direction de la Halle Saint-Pierre pour boire un Beuk Cola.
J'aime bien le cliché ci-dessous, on dirait qu'un coup de vent a envahi la pièce.

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07.02.2008

Et maintenant ?

J'arrive à Paris où je laisse à Denfert-Rochereau les derniers clients et leur chauffeur de car qui ressemble étrangement à Ray Wise.

Objectifs sur les trois prochains jours :

#trouver une librairie allemande pour mettre la main sur Herkules und der Stall des Augias de Dürrenmatt.

#me rendre à la Maison des Metallos pour voir ce que le lieu est devenu.

#tâter le terrain au Lavoir Moderne.

#voir l'expo Richard Rogers + Architectes à Beaubourg.

#faire un saut au centre culturel suisse

13.01.2008

C'est dimanche [second souffle]

Les représentations en matinée bénéficient toujours d'une atmosphère particulière.

D'autant plus lorsqu'on joue un dimanche et que le public est installé confortablement sur des poufs, des banquettes et des canapés, les pieds sur la moquette. Le côté "grand salon" de la salle des Colonnes appuie largement la sensation du dimanche. L'écoute du public demeure étonnamment forte, néanmoins.

Sur le plateau, nous tentons de nous mobiliser contre cette décontraction.
De nombreuses fois, je me surprends à ne pas oser.
Et nous sommes moins justes que la veille.
Tout l'aspect du bricolage hésitant réalisé en direct s'émousse un peu.
Est-ce que nous nous observons nous-mêmes, par moment ?
Et puis le public réfléchit beaucoup, en attente d'un sens puissant.

Tous ces facteurs conjugués ont une conséquence sur le déroulement encore hésitant de notre Herakles 5.
Etrangement, la mythologie hérakléenne passe au premier plan, la farce sur le travail au second plan.

Par conséquent, le monologue d'Herakles ("Je suis le tas de fumier... je reprends mes exploits") ainsi que la confrontation Zeus/Herakles résonnent au delà de mes espérances, avec seulement cinq jours de travail (rengaine).

Sélection

Très bonne nouvelle : Herakles 5 fait partie de la sélection des Dernières Nouvelles d'Alsace. Notre impromptu apparaît donc bien en vue, avec la photographie proposée par Catherine,ac2171a04999aac94aceeb2a3e433228.jpg

12.01.2008

Herakles 5 : premier souffle

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